FERMETURE DU FORUM pour plus d'explications c'est ICI

Partagez | 
 

 Ace ♠ You will risk all their lives and their souls and you will burn in hell for your sins.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
Ace Spades
₪ Capitaine du Burning Bright


₪ BOUTEILLES À LA MER :
89
₪ PERSONNALITE UTILISEE :
Michael Fassbender
₪ ALTER EGO :
/
₪ PORT D'ANCRAGE :
Tapioca
₪ STATUT SOCIAL :
Enfoiré de pirate
₪ PHRASE FETICHE :
Et quand il aura crevé, son enfer aura un gout de paradis tellement il aura dérouillé.
MessageSujet: Ace ♠ You will risk all their lives and their souls and you will burn in hell for your sins.   Dim 20 Sep - 14:03

Hissez la Grand-Voile !
NomSpades
   Prénom(s)Ace
   Âge35 ans
   Lieu de naissanceLondres
   GroupeÉcumeurs des mers
   RangCapitaine du Burning Bright
   LocalisationÀ bord du Burning Bright
   Avatar Michael Fassbender
   Image ©️ Tumblr
Levez l'Ancre !
₪ Sale Caractère.
Ace est un homme compliqué et son caractère l'est tout autant. Comme tout bon capitaine qui se respecte, il aime imposer son autorité à travers ses directives et ne souffrir d'aucun refus à bord de son navire. Son obstination et son orgueil nourrissent sa soif de pouvoir, et son tempérament colérique l'oblige parfois à agir plus violemment qu'il ne le souhaiterait. En cela, Ace peut paraitre bourru, taciturne et solitaire, il n'en reste pas moins un ami sur qui on peut compter. En effet, les rares êtres à qui il accorde sa confiance sont assurés de sa protection pour le restant de leurs jours. C'est ce trait inflexible qui fait de Spades un homme complexe ! Le pirate ne prend jamais de demi mesure et sa diplomatie laisse souvent à désirer. Fin stratège, et amoureux de trésors en tout genre, il sait cependant tout mettre en place pour arriver à ses fins, quitte à sacrifier ceux qu'il ne juge pas indispensables à sa quête de gloire et de richesses.
Larguez les Amarres !
₪ Une place dans ce monde.

   ₪ La Compagnie des Indes Orientales a pour mission principale d'éradiquer les pirates. Es-tu le genre de forban qui préfère l'affronter ou celui qui fuit pour sauver sa peau ?
   Rien n'est plus jouissif qu'un combat contre les tuniques rouges de la Compagnie des Indes et Ace prend un malin plaisir à les humilier à chaque fois que le Burning Bright a l'occasion de croiser leur route. De par son passé, il serait totalement dégradant pour Ace de fuir les combats. Seul un nombre d'ennemis trop important et des conditions climatiques défavorables pourrait obliger l'équipage du Burning à prendre la poudre d'escampette. En effet, en piraterie aussi, il faut connaitre ses limites en matière de témérité !

   ₪ Une rumeur court selon laquelle le Reaper vogue de nouveau, le fantôme de Seadog hante les océans à la recherche de sa boussole... Que penses-tu de cette nouvelle ? Crois-tu à la légende de la boussole ?
  Le capitaine Spades n'est pas un homme passionné par les superstitions et autres histoires de bonnes femmes qui font frémir les marins et qui alimentent les psychoses à bord des bateaux. Il a pourtant été témoin de nombreux faits, plus ou moins mystiques, qu'il ne peut pas nier. L'enseignement qu'il a reçu, de part son mentor, lui a également permis de mieux appréhender ces faits. Ainsi, la légende de la boussole est peut-être un mythe pour certains, mais pas pour Ace qui souhaiterait fortement mettre la main dessus et s'emparer des Océans si cet artefact en a réellement le pouvoir, dans le cas contraire, la boussole reste un trésor à revendre extrêmement cher par les temps qui courent. Quant au Reaper, si Ace croise un jour son chemin, il s'estimera chanceux d'être encore vivant pour en parler.

   ₪ La quête de la boussole de Seadog comporte plusieurs étapes, le chemin est long et semé d'embûches. Souhaites-tu mettre la main sur l'objet magique ? Que comptes-tu en faire si l'obtiens ?
   Devenir le maitre des Océans ! Qui ne rêve pas de pouvoir contrôler l'Esprit des Eaux et façonner le Monde selon sa volonté propre ? Ace Spades n'est certainement pas le pirate le mieux recommandé pour acquérir pareil pouvoir, et sans doute qu'une fois obtenu, la vie pour lui n'aurait plus la même saveur...En attendant, cette aventure reste la plus excitante de son existence, et il faudrait être fou ou stupide pour ne pas s'y jeter la tête la première, ne serait-ce que pour mettre des bâtons dans les roues de ses potentiels concurrents.
Parez à Virer de Bord !
PseudoMitsu'ki
   Âge26 ans
   Comment vous avez connu Raging OceansHaha
   Votre avis sur le forumMA-GNI-FAÏQUE !
   Conseil(s), suggestion(s)Haha je conseil à Lenora de m'offrir un strip tease tous les soirs si elle ne veut pas finir sur la planche !  pervyy  
   Présence7/7
   Dernier mot de défi djobi djoba Para bailar la bamba!!!! djobi djoba
©️ Méphi.

_________________


Out on the front line
Don't worry I'll be fine, the story is just beginning. I say goodbye to my weakness, so long to the regrets & now I see the world through diamond eyes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Ace Spades
₪ Capitaine du Burning Bright


₪ BOUTEILLES À LA MER :
89
₪ PERSONNALITE UTILISEE :
Michael Fassbender
₪ ALTER EGO :
/
₪ PORT D'ANCRAGE :
Tapioca
₪ STATUT SOCIAL :
Enfoiré de pirate
₪ PHRASE FETICHE :
Et quand il aura crevé, son enfer aura un gout de paradis tellement il aura dérouillé.
MessageSujet: Re: Ace ♠ You will risk all their lives and their souls and you will burn in hell for your sins.   Dim 20 Sep - 14:04

En avant toutes !
₪ Laisser une Trace.



Vers six terres, j'ai vogué, scarifié la lune
D'une poudre gris d'été, d'un sable noir et blanc. Voir de notre île du vent, son grand lagon clair, ne sens-tu air.


1743. Londres.

Le silence. Le silence et le froid glacial qui entrait librement à travers la charpente de la vieille bâtisse délabrée... Tels étaient les derniers souvenirs qui hantaient sa mémoire d'enfant quand il repensait à ce jour-là. La pièce mal éclairée ne lui offrait que des ombres grotesques auxquelles se rattacher. Il se rappelait une vieille femme au visage abîmé qui se tenait au chevet de la mourante et cette dernière ne brisait le calme omniprésent qu'à travers de longues quintes de toux meurtrières. Il se rappelait aussi la peau froide de sa mère, sa main si frêle qu'il serrait fermement dans la sienne comme pour la raccrocher à la vie. Les yeux dans le vague, assis sur le plancher sale, tout contre le lit, James se murait dans un mutisme absolu, comme si le simple fait de parler emporterait à jamais l'être aimé.

"James Elliot Lloyd ? Réveille toi mon garçon, tu es de retour à la maison !"

Le garnement poussa un petit grognement tandis que le garde secouait son bras. Ses yeux lourds s'ouvrirent difficilement, aveuglés qu'ils étaient par la lumière extérieure. Une heure de trajet dans un convoi capitonné avait suffit au petit James pour s'endormir. Bercé par les cahots de la carriole qui se frayait un chemin sur les pavés de la ville, l'enfant avait même rêvé pour la première fois depuis des mois de la mort de sa mère.

"Allez ! Sors de là maintenant !" grommela le garde en tentant d'attirer le petit garçon en dehors de sa prison mobile. Instinctivement, les réflexes de l'orphelin se réveillèrent et son corps sortit de sa torpeur. Il commença à se débattre comme un forcené, essayant désespérément de porter des coups de pieds dans les genoux du soldat.

"Lâche-moi, chien ! J'n'y retourn'rai pas !" beugla le petit sauvage tandis que l'homme le souleva par le col pour le jeter hors du convoi. James atterrit lourdement sur le sol avant de se relever d'un bond, les poings serrés, et de porter un coup dans le ventre proéminent du carabinier.

"Sale mouflet !" jura l'autre, tout en giflant violemment l'enfant qui retomba à terre. "J'espère que, cette fois, les Sœurs t'enfermeront à double tour dans une cave pour qu'tu y crèves !"

▬  Perkins ! Laisse le tranquille ! C'est qu'un môme !

James n'écouta pas la suite des échanges entre le-dit Perkins et son collègue. Il resta là, allongé sur les pavés froids, les poings serrés et, avec pour seule compagne, la douleur lancinante qui s'emparait de sa joue enflée. Retourner à l'orphelinat c'était retourner en captivité, là où on parquait les petits sauvageons comme lui faute de savoir quoi en faire. Les religieuses qui tenaient ce genre d'établissements n'étaient pas tendres avec les enfants : les coups et les punitions pleuvaient pour un rien. L'amertume et la colère remplacèrent rapidement la douleur dans le cœur de James. Qu'importe le nombre de fois où il devrait s'enfuir, il n'abandonnerait pas ! Son obstination et son ingéniosité restaient ses seules armes pour échapper à son sort et regagner sa liberté.
Quelques mois à peine s'écoulèrent depuis son retour à l'orphelinat et James ne passait pas un seul jour sans semer la zizanie dans l'institut. Insolent et bagarreur, l'enfant, âgé alors de huit ans, contenait une rage et un esprit de contradiction qui faisaient sortir les nonnes de leurs gonds et irritaient les plus vieux pensionnaires. Étrangement, les enfants de son âge admiraient sa force de caractère et James les entrainait souvent dans ses actes de rébellion, bien malgré lui... Une qualité de meneur qu'il ne faisait rien pour entretenir, passant le plus clair de son temps à éviter de converser avec les autres. Aussi, lorsqu'un nouvel arrivant débarqua dans l'établissement, James Lloyd s'appliqua à l'ignorer comme il savait si bien le faire, surtout en constatant à quel point le petit nouveau semblait frêle et pitoyable.

▬ Oh le pisseur ! Il couine comme une fillette !

▬ Tu peux toujours appeler ta mère, c'est pas maint'nant qu'elle viendra t'chercher !

Les sanglots du garçon n'attendrirent pas les brutes épaisses qui continuaient de le passer à tabac. Recroquevillé sur le sol, l'enfant n'osait plus bouger tandis que ses agresseurs le rouaient de coups. On pouvait croire ce que l'on voulait, taire la dure vérité, mais l'enfance restait un monde cruel où seuls les plus forts gagnaient et où la pitié qu'inspiraient les uns ne faisait qu'accroître le mépris des autres. Pourtant, il existait dans cet univers des codes bien établis que l'injustice du quotidien ne pouvait pardonner.

"Vous êtes vraiment la pire des vermines ! Quatre contre un ! Faut vraiment être lâches !"

Un petit sourire narquois s'afficha sur les lèvres de James lorsqu'il osa pousser la porte et révéler enfin sa présence. Il était sans nulle doute le plus petit d'entre eux mais cela importait peu : son regard, lui, était déterminé et sa soif de bagarre immense. Les poings levés, il s'avança vers le groupe de lourdauds et s'employa à ce qu'il savait faire de mieux : se battre.

▬ T'as été héroïque !
▬ Ferme-la !
▬ Mais si, j'te jure !
▬ Ferme-la, y m'ont flanqué une sacrée rouste ! Y'avait rien d'héroïque !

Les deux petits garçons restèrent silencieux, allongés dans leurs lits respectifs. Ironie du sort, leurs couchettes se trouvaient être adjacentes l'une à l'autre et James regrettait amèrement d'avoir porté secours à son nouveau voisin. Courbaturé, le visage tuméfié par les coups reçus, le jeune Lloyd soupira tristement.

"Au fait, je m'appelle Thomas Andrews." chuchota son complice. "Et toi ?"

▬ J'm'appelle James !
▬ T'as pas de nom, James ?
▬ Si, bien sur qu'j'en ai un, c'est celui de ma mère ! répondit vivement James.
▬ Alors tu devrais être fier et le porter !
▬ ... Je m'appelle James Elliot Lloyd !
▬ Je suis ravi de te connaitre, James Elliot Lloyd. J'ai une dette envers toi, maintenant !

Thomas savait tout un tas de choses pratiques. Il connaissait, par exemple, de nombreux pays et continents et pouvait réciter sans sourciller le noms d'une vingtaine de bateaux ancrés le long de la Tamise. D’après ce qu'il racontait, son père était bâtisseur pour le compte de la Compagnie des Indes et, avant le terrible accident qui le frappa, il travaillait sur les plus beaux navires. "Il suffirait de s'enfuir sur l'un d'eux et il pourrait nous emmener loin d'ici !" disait-il parfois. Les deux comparses fomentaient sans cesse des plans d'évasion et Thomas alimentait à sa manière les rêves de liberté de James. Avec les années, leur amitié se renforça davantage et, lorsqu'ils réussirent enfin à s'échapper de l'orphelinat, c'est ensemble qu'ils parcoururent les rues de Londres.

Douze ans à peine et une rage de vivre à toute épreuve. Les deux garnements investirent rapidement la ville, volant et marchandant ce qui leur permettait de survivre. Les jours de chance, ils se partageaient du pain chaud sur les toits de Londres et réinventaient leur futur jusqu'à la tombée du jour.
Certes, ce quotidien était fait de dur labeur et de nuits glaciales, de misères et de lendemains incertains, mais rien au monde n'était plus délicieux, sur leurs lèvres révoltées, que le goût de la liberté.

Et pourtant... Le Destin en décida autrement.

Un jour, un décret fut promulgué. La Compagnie des Indes Orientales avait pour ordre de récupérer les gamins des rues en âge de naviguer pour les emporter sur leurs navires de guerre. Une politique bien ficelée qui permettait de nettoyer les bas fond de Londres de ces petits voyous en faisant d'eux une main d’œuvre gratuite pour leurs expéditions exotiques. Ainsi, la liberté si chère à James et Thomas s'envola à l'instant même où les Tuniques rouges les arrachèrent à leur terre natale.




Combien ont disparus, dure et triste fortune!
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, sous l'aveugle océan à jamais enfouis.


1750. Océan Indien. Nord. A bord du HMS Victoria.

▬ Monsieur Lloyd, un peu de nerfs, ce pont doit briller comme un sou neuf ! Briquez, je veux voir mes bottes se refléter dans ce plancher !
▬ Hum...
▬ Plaît-il ? Je crains de ne pas avoir entendu votre réponse, Lloyd !
▬ C'est parce-que j'n'ai rien dit, Reed ! répondit le mousse tout en défiant le jeune homme debout devant lui.
▬ Je vois, le fouet vous manque déjà, monsieur Lloyd ! Trois ans que vous êtes à bord et vous n'avez toujours rien appris.
▬ Monsieur Reed ! Le lieutenant Johnson vous demande, monsieur ! Le-dit Reed réprima une grimace et murmura dans sa barbe qu'il ne comptait pas en rester là avant de s'éloigner à grand pas. James haussa les épaules devant le matelot qui les avait interrompus et mit la plus mauvaise volonté du monde à continuer de brosser le pont. L'officier Reed n'avait que quelques années de plus que lui mais sa condition lui avait permis de devenir gradé sans même passer par le rang ingrat de mousse. Une injustice de plus qui faisait bouillonner James.

"Tu devrais te méfier ! C'est un sadique, il veut t'en faire baver !"

Thomas fit mine de s’intéresser aux haubans les plus proches pour rejoindre son ami. Dans leur malheur, les deux orphelins avaient eu la chance de se retrouver à servir ensemble, sur le même bâtiment. Le HMS Victoria était un jeune navire flambant neuf qui manœuvrait depuis peu dans les eaux de l'Océan Indien. Fier gardien du territoire de sa Majesté, il n'avait pour vocation que de servir de soutien aux autres bateaux de la Compagnie, plus lourdement armés.

▬ Tu rigoles, j'espère ! C'est qu'un sale gosse de riche qui tente de prouver qu'il a du courage. Sa lâcheté me donne envie de dégobiller sur ses bottes ! répliqua l'adolescent en grimaçant.
▬ James... Si on suit les ordres et qu'on fait pas de vagues, on pourra p't'être avoir sa place dans quelques années. Ces mots suffirent à faire sortir James de ses gonds. Indigné par ces propos, le mousse lança un regard noir à son interlocuteur. Attrapant fermement son compagnon d'infortune par la manche, il le fit tomber violemment au sol.
▬ On restera pas là, Tom ! Il est hors de question qu'on reste à crever sur ce rafiot, tu m'as compris ? cria-t'il en tirant sur le col de chemise grisâtre de son frère de cœur. J'te l'pardonnerai jamais si tu deviens comme eux !

Thomas resta silencieux. Pour la première fois en six ans, les deux amis prenaient une route différente et chaque altercation qui suivit ne fit que creuser davantage le fossé qui les séparait. Comment Thomas pouvait-il envisager de rester ? On leur avait imposé une vie de servitude où chaque ordre devait être respecté à la lettre, comment croire que le temps et la volonté les aideraient à accepter leur situation ? Après trois années à bord du Victoria, James savait pertinemment qu'il n'était pas fait pour servir la Couronne et que son caractère impétueux le mènerait à sa perte. Dans les semaines qui suivirent, à deux reprises, l'orphelin eu l'occasion de s'enfuir du HMS Victoria alors qu'il naviguait non loin des côtes indiennes, mais il ne put se résoudre à abandonner Thomas, et son ami refusait délibérément de le suivre. Ces échecs lui laissaient un goût amer, qu'importe le temps et l'énergie qu'il lui faudrait, il ferait entendre raison à cet idiot.

**********

▬ Mon cher James...

Un horrible sifflement aigu fracassait ses tympans. Là, allongé sur le plancher froid et humide, il errait hors du temps. Il se rappelait ces jours noirs où il était resté près d'elle tandis que la mort l'emportait déjà. "Tu dois être fort" avait-elle réussi à gargouiller misérablement tandis que le sang s'écoulait d'entre ses lèvres. Être fort... Mais jusqu'à quand ? Quand pourrait-il lâcher prise et se laisser glisser dans les ténèbres ? Celles-là même qui l'entouraient lentement, à présent. Être fort et se relever... Être fort et oublier...

▬ JAMES !

Ses yeux s'ouvrirent d'un coup, s'en suivit une douleur fulgurante qui le fit grimacer. Un liquide chaud se répandait le long de sa tempe droite. *Je suis vivant !* pensa-t'il immédiatement. Un nouveau coup de canon fit trembler le navire et propulsa l'adolescent contre l'une des parois du pont inférieur. Le souffle court, James mit quelques minutes à reprendre le contrôle de son corps et à se sortir de sa propre torpeur. Il se rappelait maintenant, le Victoria était attaqué par des pirates ; le Victoria était tombé dans son propre piège. Le bourdonnement dans ses oreilles diminua et, bientôt, il réussit à distinguer ce qui l'entourait. A l'extérieur, les ordres criés se mêlaient aux hurlements des blessés, formant un sinistre vacarme.

▬ Tom ? réussit à souffler James tout en se relevant lentement.
▬ Je suis là... répondit l’intéressé dans un murmure presque inaudible.

James se fraya un chemin tant bien que mal dans l'obscurité. La coque du HMS Victoria devait être sérieusement endommagée car il progressait déjà dans quatre ou cinq centimètres d'eau. Le craquement inquiétant du navire confirma ses suppositions.

▬ Il faut qu'on se tire de là, et vite ! s'exclama le jeune homme en arrivant non loin de l'endroit où devait se trouver son ami. Allez, viens !
▬ Je ne peux pas ! répliqua Thomas faiblement.
▬ Qu'est-ce que tu racontes ? T'es où ? James plissa les yeux et comprit que son ami était assis sur le sol, incapable de bouger.
▬ Je suis désolé... James... Je ne peux pas t'accompagner.

Une nouvelle secousse ébranla le Victoria et les jambes flageolantes du jeune Lloyd cédèrent. A genoux devant son compagnon, il prit conscience de la véracité de ses propos. Thomas ne pourrait pas le suivre, il ne le pourrait plus jamais... Un énorme morceau de bois perçait son frêle abdomen et ses jambes formaient des angles inhumains. C'était un miracle qu'il respire encore ! En état de choc, James ne sentit ni les larmes couler le long de ses joues, ni l'eau fraîche s'insinuer dans ses bottes jusqu'à les recouvrir entièrement. Il ne voyait que le pâle visage d'un Thomas terrifié qui tentait malgré tout de lui parler.

▬ ... jfkrf jfekfj ...tir maintenant !
▬ Quoi ?
▬ Tu dois partir maintenant ! Répéta son ami avant de lui saisir la main dans un ultime effort qui ramena James à la réalité.
▬ Non... NON NON NON ! JE VAIS CHERCHER DE L'AIDE... JE... Je... Hurla le mousse entre deux sanglots.
▬ Je suis désolé de t'abandonner... Je n'ai pas pu payer ma dette... On aurait dû partir quand tu me l'as demandé... Pardonne moi !
▬ Non non non !! Quelqu'un va venir ! Il le faut... Il le faut... répéta en boucle James tout en serrant fortement la main de son frère.

Mais personne ne vint jamais. Lorsque l'eau recouvrit totalement le torse de Thomas, James se rendit à l'évidence : son ami venait de mourir en le priant de le pardonner. Sans savoir comment, ni avec quelle volonté, le jeune mousse réussit à s'extraire hors du second pont inondé. A l'extérieur, le décor était insoutenable. Les cadavres de ses anciens camarades jonchaient le plancher gorgé de sang. D'autres remuaient à peine ou gémissaient de douleur, tendant des mains tremblantes au passage de James dans l'espoir fou qu'on vienne les sauver. Les mâts s'étaient effondrés, brisés par l'attaque ennemie. Le navire entier s'enfonçait inéluctablement dans les abysses de l’océan.

Ce fut à cet instant qu'il le vit, à quelques mètres de là, tandis qu'il déambulait tel un fantôme en Enfer. Le regard hagard de James fut irrésistiblement attiré par l'imposant bâtiment qui continuait de canonner le Victoria. Aussi cruel et menaçant que pouvait l'être un navire de forbans, le Burning Bright semblait animé par une aura d'un autre ordre : sa structure dégageait une arrogance princière et sa figure de proue, représentant une femme nue tendant la main vers l'océan, une promesse d'aventures sans lendemains vers des terres inexplorées. Désespéré, fasciné, l'enfant serra ses poings meurtris et hurla comme un forcené en attendant la fin de son monde, défiant ses ennemis, maudissant le sort.

Au lendemain de ce combat épique, il ne resta rien du HMS Victoria, si ce n'est quelques débris de bois qui n'avaient pas été entraînés avec lui dans son naufrage. On racontera par la suite qu'il n'y eu aucun survivant. Deux cent quatre-vingt-cinq marins périrent ce jour-là. Ce fut l'une des plus grandes défaites que connut la Compagnie des Indes.




Ou, penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré, du fond de l'océan, des étoiles nouvelles.


1751. Océan Indien. Sud Est. A bord du Burning Bright.

Le brouhaha général se calma à l'instant même où le vieux Black Bones apparut sur le pont. Le Burning Bright venait d'essuyer une tempête de tous les diables et l'équipage restait à cran. Ainsi, lorsque les pirates repêchèrent l'unique survivant d'un navire marchand, certains d'entre eux proposèrent de l'offrir en sacrifice à l'Esprit des Eaux pour calmer ses humeurs.

▬ Rats de cales ! Bachi-bouzouk ! aboya le Capitaine Bones en narguant ses hommes. Balancer ce gosse à la mer n'arrêtera pas le vent de gronder, ni la pluie de pisser sur nos têtes ! Jetez-moi ça à la cale, il est jeune, il a sa place sur le marché aux esclaves !
▬ Non... Attendez, je... Je sais compter et... Et écrire... Je sais me battre aussi... Le petit prisonnier repoussa comme il put les pirates qui l'empoignaient par sa chemise trempée tout en jetant des regards désespérés autour de lui.
▬ Hum... Bien sûr, j'oubliais ! Quelqu'un veut-il user de son droit pour sauver ce nabot ? lança le capitaine du Burning à l'assemblée de brigands.

Un court silence suivit cette demande jusqu'à ce qu'une main se lève au milieu du groupe. Un jeune garçon de seize ans se fraya un passage jusqu'au capitaine. Brun, les yeux bleus pétillants d'arrogance et de malice, il ignora délibérément le prisonnier et déposa dans le creux de la main de Black Bones un petit jeton en bronze pas plus grand qu'un dé à coudre.

▬ Ace ! Ca ne me surprend qu'à moitié ! Tu en avais marre d'être le petit dernier !
▬ Si vous le dîtes, capitaine ! répondit le-dit Ace en haussant les épaules.
▬ Très bien ! Estime-toi heureux gamin, tu fais partis de l'équipage à présent ! s'exclama Black Bones en posant une main lourde et bienveillante sur l'épaule du naufragé un peu perdu par ce retournement de situation.

Le petit nouveau n'avait que douze ans, il se nommait Flynn Tyler et ne passait pas une seule journée sans remercier Ace pour son geste. Les deux mousses se côtoyaient du matin au soir, partageant les lourdes corvées qui les incombaient et, même si Flynn parlait généralement pour deux, une certaine complicité s'installait progressivement entre eux. Rien ne pouvait ternir l'image d'Ace aux yeux de Flynn, pas même son caractère taciturne et agressif. D’après l'un des vieux loups de mer, Ace était arrivé dans l'équipage un an avant lui. Tout comme lui, il avait été repêché dans l'océan et avait gagné sa place en défiant le capitaine aux cartes. "Un véritable exploit quand on sait que le capitaine est plus rusé qu'un renard dès qu'il s'agit de cartes !" Victorieux, le naufragé se faisait appeler à présent Ace Spades, en hommage à sa main chanceuse et notamment à l'As de pique qui lui avait ainsi évité d'être vendu sur le marché aux esclaves. Cette histoire forçait l'admiration, et celle de Flynn ne fit qu'accroître.

Conscient de sa chance d'avoir été sauvé malgré les circonstances et la situation dans laquelle il se retrouvait aujourd'hui, Flynn fit tout ce qu'il put pour s'intégrer rapidement à l'équipage, endossant courageusement le statut ingrat de mousse sans se plaindre. Cependant, son éducation, ses connaissances et sa façon de s'exprimer trahissaient sans arrêt son ancien statut de petit bourgeois et irritaient les plus insoumis des forbans.

▬ Je sais qu'ils me toléreront un jour... Au cœur de la bataille, ils consentiront à m'accepter ! affirma Flynn tandis qu'il transportait de lourdes malles à travers les cales sombres, accompagné de Ace.
▬ Ou ils te laisseront crever comme un chien ! grogna son aîné avant de déposer son fardeau sur le sol.
▬ Tu dis cela pour me tourmenter mais je sais pertinemment que tu ne les laisseras pas faire ! déclara Flynn en lançant un regard fier à son camarade... Une fierté qui s'éteignit aussitôt en croisant la mine sombre de l’adolescent.
▬ Compte là-d'ssus ! répondit Ace froidement. Si tu n'es pas capable de survivre ici par toi-même alors jette toi à l'eau dés à présent ! L'océan est rempli de couards et d'idéalistes ! Je ne donnerai plus ma vie pour ces gens-là, je ne donnerai ma vie pour personne !

Sur ces mots, Ace donna un grand coup de pied dans la malle en bois avant de soupirer et de s'éloigner en silence, laissant le petit Flynn abasourdi. Le mousse garda pour lui ses interrogations quant à cette étrange conversation. Intelligent, l'enfant de bonne famille cogita plusieurs jours sur les paroles de celui qu'il considérait comme un ami et se résigna à l'évidence : si Ace lui avait sauvé la vie c'était pour qu'il la lui sauve à son tour. Il ne devait plus rien attendre de lui.

Grâce à cette prise de conscience, Flynn n'exigea jamais rien de Ace mais continua de l'accompagner telle une ombre bienveillante à laquelle il pouvait se confier. Avec les années, il devint l'ami infaillible, celui qui tempérait et veillait sur l'âme tourmentée du pirate en herbe, en attendant le jour où il lui serait plus utile, forgeant ses propres armes dans ce nouveau monde de forbans.

De son côté, Ace fomentait, sans le savoir, son propre plan d'avenir.

En effet, le vieux Black Bones, qui n'avait pas d'héritier, décida tout naturellement de prendre sous son aile l'impétueux petit Anglais qui avait osé le défier et qui avait ainsi gagné avec culot sa place au sein de son équipage. Le capitaine dut tout d'abord dompter l'orphelin qui n'appréciait guère qu'on lui donne des ordres. Il lui exposa les lois fondamentales qui gouvernaient leur univers de brigands : l'équité devant les ordres du Capitaine, le courage face à l'ennemi, le respect de l'Esprit des Eaux et la passion pour le pillage. Il lui enseigna les différents courants qui agitaient l'Océan Indien, les vents d'Est ravageurs qui s'engouffraient dans les voiles et brisaient les mâts. Il lui apprit la science des cartes et leurs tracés compliqués, la politique et la stratégie navale. Il lui conta la Légende de la Boussole de Seadog et éveilla son intérêt pour cette histoire. Au cours des années, auprès de son mentor et de Flynn, Ace acquit des connaissances inespérées et une éducation insoupçonnée qui finirent par balayer à jamais le sauvageon qu'il était autrefois. James Elliot Lloyd n'était plus que le souvenir lointain d'une existence restreinte et anarchique. Très vite, Ace Spades se démarqua par son ardeur dans les combats, tout comme sur le pont lors des tempêtes qui ébranlaient le Burning. Il devint peu à peu un membre important de l'équipage qui le considérait déjà comme un meneur, presque digne de respect. À la mort de Black Bones, ce fut logiquement Ace, âgé alors seulement de vingt-trois ans, qui souleva l'équipage face au second de Bones et ses sympathisants et qui devint le plus jeune capitaine du Burning Bright en écrasant, dans le sang, ses adversaires.

Des heures de gloire attendirent alors l'équipage du Burning. Pendant douze années, Ace Spades et ses hommes pillèrent l'Océan Indien, récoltant fortune et renommée au nez et à la barbe de la Compagnie des Indes. Ace guida son vaisseau vers des îles inexplorées, vierges de toute civilisation. Il affronta sans sourciller les pièges de ses ennemis, se sortant parfois in extremis de situations rocambolesques avec toujours cette arrogance éhontée et cette autorité naturelle. Violents, habiles et téméraires, les forbans du Burning se taillèrent une réputation de voleurs invétérés, spécialistes des prises d'otages et des vols de navires militaires ou marchands. L'avidité de Ace pour les trésors en tout genre semblait insatiable. Il voulait obtenir tout ce qu'il n'avait pas, posséder l'impossible pour ne plus jamais rien perdre. Heureusement, quand les risques semblaient trop grands et la victoire trop incertaine, il pouvait compter sur Flynn, son second, qui, tel le garde fou de son esprit orgueilleux, savait le raisonner et maintenir le cap.

Avec la création de Sophistown, les cales du Burning Bright s'alourdirent davantage jusqu'à ce qu'une concurrence plus abondante de vermine et de canailles ne vienne troubler le jeu, sans compter le déploiement de la Compagnie des Indes, plus menaçante que jamais. Les grands capitaines qui se disputaient déjà les navires marchands n'eurent d'autre choix que de créer des alliances et d'asseoir un peu plus leur domination au Conseil des pirates. Malgré les nombreuses richesses amassées depuis toutes ces années, aucune ne semblait plus précieuse et utile selon Ace que la Boussole de Seadog, cet artefact légendaire tant désiré par son prédécesseur. C'est ainsi que le Capitaine du Burning Bright se décida à entrer dans la course et à se perdre, lui aussi, dans cette quête insensée vers ce trésor maudit.




Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire
Elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer.


1770. Océan Indien. Quelque part au Sud. À bord du Burning Bright.

C'était un navire marchand. À travers sa longue vue, Ace aperçut les couleurs de l'Empire Britannique. Il laissa échapper un soupir résigné. Le bateau avançait vite, ses cales n'étaient pas aussi pleines qu'il l'aurait espéré. Cependant, il ne pouvait contenir l'avidité de ses hommes plus longtemps. Des jours qu'ils naviguaient en quête de navires à piller sans tomber sur un seul chalutier, ce petit navire n'avait apparemment pas la chance de son côté. Le capitaine beugla ses ordres et l'équipage s'activa rapidement. Avec une fierté teintée d'arrogance, il observa le Burning Bright se mettre en chasse. Un faible rictus anima ses lèvres lorsqu'il constata la pitoyable tentative de fuite de sa proie à l'approche des pirates. Rien n'aurait pu empêcher le navire de forbans d'atteindre sa cible. Le bateau marchand se fit très vite rattraper et l'équipage à bord n'opposa qu'une faible résistance. Pour se dégourdir les jambes, le capitaine Ace Spades prit part à l'abordage.

Ses hommes se livrèrent à quelques combats ça et là, mais rien d'épique ni de très divertissant : ils tuèrent les marins qui tentaient de résister et humiliaient ceux qui se rendaient sans même oser lever leurs lames. Pendant que certains s'organisaient en petits groupes pour fouiller et piller le bâtiment, Ace demanda à voir le capitaine des lieux. C'était un petit homme ventripotent aux joues rosées par le bon vin.

▬ Marchand, que transportes-tu dans les cales de ton rafiot ? demanda Ace en se plantant devant le capitaine à la mine déconfite.
▬ Du vin... Des produits de notre colonie... Rien qu'une bande de ruffians comme vous puisse apprécier ! lâcha l'homme dans un excès de stupide témérité, tout en fusillant Spades du regard. Les pirates, qui formaient un cercle autour des deux capitaines, se mirent à rire et à jurer, menaçant le marchand des pires exactions avant de le bousculer pour qu'il perde l'équilibre et chute sur le pont froid et rugueux de son propre navire, déclenchant à nouveau des éclats de rires dans les rangs des forbans. Ace, quant à lui, resta fièrement campé sur ses deux pieds, observant avec amusement la situation tout en attendant que le reste de ses hommes revienne afin d'établir un premier bilan de leurs prises de guerre.

"Capitaine ! R'gardez un peu c'que j'ai trouvé !" Gueula justement l'un des pillards avant de pousser en avant une drôle de créature aux cheveux d'un blanc ivoire qui vint s'échouer devant les bottes d'un Ace incrédule. La première pensée qui traversa l'esprit du capitaine fut la suivante : *que faisait donc une vieillarde sur ce bateau ?* Il n'eut, heureusement, pas à formuler cette interrogation tout haut puisque le regard apeuré qui croisa le siens, émanant de la-dite créature, ne devait pas avoir plus de vingt ans. Fasciné par une telle beauté, le pirate força la jeune femme à se relever et saisit fermement son menton pour apprécier un peu mieux ce trésor inespéré.

▬ Voyons voir ce qu'on a là... grogna-t-il tandis que l'équipage goguenard observait la nouvelle prise de son capitaine. Bien entendu, la donzelle tenta de se rebiffer et menaça même Ace d'une mort imminente, ce qui décrocha presque un sourire au propriétaire austère du Burning Bright mais, au lieu de ça, elle n'eut droit qu'à un haussement de sourcil faussement étonné. Cette expression sembla cependant encourager un peu plus la pucelle qui haussa le ton et s'écria de sa voix de crécelle : "Je suis Lenora Eastwood, fille de Theodore Eastwood, l'amiral de la Compagnie des Indes Orientales !"

Et dire que, quelques heures auparavant, il pensait qu'il ne valait pas la peine de piller ce navire !

*******

▬ Lenora Eastwood... Fille de Théodore Eastwood ! Te rends-tu compte Flynn ? Qui aurait cru qu'un si beau poisson tomberait entre mes filets ?! s'en amusa Ace avec fierté assis dans son fauteuil, le plus confortable de sa cabine.
▬ Elle est la fille de l'Amiral, et non pas Théodore en personne ! rectifia patiemment son second en parcourant les notes inscrites sur des parchemins qui détaillaient la liste des produits qu'ils venaient de dérober.
▬ Je sais très bien ce qu'elle est ! répondit Ace sèchement, tout laissant l'arrière de sa tête frapper doucement le dossier de son siège. Mon otage... murmura-t'il entre ses dents.
Une pointe de haine brillait dans le regard du capitaine du Burning, elle ne s'était pas tarie depuis la découverte de l'identité de son otage. Lenora Eastwood avait réveillé des pulsions anciennes, les vengeances du passé qui n'avaient jamais vraiment cessé d'exister.

Les pensées tortueuses d'Ace furent bien vite dérangées par des cris venus de l'extérieur. Un bref échange de regards avec son second lui fit vite comprendre que laisser son précieux otage sous la surveillance d'un équipage sans éducation n'était pas l'idée la plus brillante qu'il ait eue. Ainsi, les deux hommes foncèrent en direction des cales et, tandis qu'Ace tira un coup de feu en l'air pour écarter le groupe de forbans venu s'encanailler, Flynn se fraya un passage à coups de poings jusqu'à la cible de toutes les convoitises, Lenora Eastwood. Ace vit son ami soulever avec délicatesse le corps tremblant de la jeune femme pour la prendre dans ses bras et la porter jusqu'à lui. Le capitaine ordonna à son second d'aller déposer l'otage dans sa propre cabine, non sans regret à l'idée de partager son habitacle, avant de se tourner vers le groupe de forçats et d'énoncer avec largesse le nombre de coups de fouets que chacun recevrait au petit matin : nul ne devait jamais avoir la prétention d'oser poser la main sur ce qu'il lui appartenait de droit !

À compter de cet épisode fâcheux, Ace Spades fut contraint de cohabiter avec Lenora Eastwood, dont le caractère capricieux et irritant faisait presque oublier le charme qu'elle dégageait. Exigeant toujours plus de libertés et refusant d'être traitée comme une prisonnière, la fille de l'Amiral croyait encore détenir du pouvoir à bord d'un navire pirate.
Le capitaine du Burning Bright préférait ignorer royalement ses requêtes et espérait que la rançon qu'il amasserait suite à cet enlèvement rétribuerait largement ces semaines pénibles passées aux côtés de cette petite idiote. Il n'imaginait pas que son calvaire ne faisait que commencer...
© Méphi.

_________________


Out on the front line
Don't worry I'll be fine, the story is just beginning. I say goodbye to my weakness, so long to the regrets & now I see the world through diamond eyes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


₪ BOUTEILLES À LA MER :
296
₪ PHRASE FETICHE :
The sea is emotion incarnate. It loves, hates, and weeps.
MessageSujet: Re: Ace ♠ You will risk all their lives and their souls and you will burn in hell for your sins.   Dim 24 Avr - 14:12

Engagé, Moussaillon !
₪ L'océan Indien T'offre ses Secrets !
Ça y est, vieux loup de mer, tu as réussi à te retrouver à bord du navire ! Alors, qu'est-ce que ça fait ? Tu n'as pas le mal de mer, au moins ? Ce serait vraiment dommage ! Bon, trêve de plaisanterie, c'est maintenant que les choses sérieuses commencent pour toi, matelot ! Tu es validé, ce qui signifie que tu peux désormais aller poster dans les autres parties du forum : la cabine où tu établis tes liens & tes RPs, la soute où tu peux flooder et jouer tout ton soûl mais surtout la partie RP ! Bah oui, c'est quand même pour ça que t'es là à la base, non ? Va donc consulter la seconde partie du guide du marin d'eau douce si tu veux être sûr de ne passer à côté de rien d'important ! En tout cas, encore un gros merci de la part du Staff pour tenter l'aventure parmi nous... Le forum t'ouvre ses bras, c'est maintenant à toi de jouer !
QUE L'ESPRIT DES EAUX T'ACCOMPAGNE !
© Méphi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Ace ♠ You will risk all their lives and their souls and you will burn in hell for your sins.   
Revenir en haut Aller en bas
 

Ace ♠ You will risk all their lives and their souls and you will burn in hell for your sins.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [fermé]qui connait et utilise les lives cd anti machins
» (F/LIBRE) ALYCIA DEBNAM-CAREY ≡ past lives
» Porcelain Heart. "Hell is empty and all the devils are here"
» Hell Pix vous salue
» Nouveau fender59

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Raging Oceans :: Bienvenue à Bord !-