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 « Comment ça, un coffre ? » ₪ Camille & Joan

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Joan Sheppard
₪ Tavernière


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Katheryn Winnick
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Tapioca
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Tavernière de l'Île, commercante des secrets d'Ivrognes et des rumeurs inventées.
₪ PHRASE FETICHE :
Psst, un secret contre une pièce ?
MessageSujet: « Comment ça, un coffre ? » ₪ Camille & Joan   Jeu 26 Mai - 22:40


« Comment ça, un coffre ? »

« AHAHAAA BOUM DANS TA FACE ! DOUBLE SIX ! TU M'DOIS 30 PIECES ET L'COLLIER DE TA FEMME ! » Presque debout sur la table, Joan hurla triomphalement de joie face à l'homme hébété qui avait perdu contre elle. Pendant ce temps, elle posa discrètement la main sur ses dés qu'elle ramena dans sa poche avant que quelqu'un s’aperçoive qu'ils étaient truqués. De toute façon, ils étaient bien trop ivres pour se rendre compte de quoi que ce soit mais mieux valait être prudent ! Elle s'affala sur le siège, les pieds croisé sur la table comme la reine des fainéantes en tendant la main vers le joueur adverse. « Allez allez, aboule la monnaie ! » minauda-t-elle d'un air désintéressé. Le perdant fit la moue avant de lui donner son dû, sous les moqueries de ses camarades, hilare qu'il ai perdu contre une femme. Fièrement, Joan se releva aussi sec et étira ses bras. D'une démarche victorieuse, elle retourna derrière le comptoir où elle compta son butin. Elle avait gagné un précieux collier certi de pierres bleues qu'elle se mit au cou en se promettant de le jouer aux paris un peu plus tard. Lorsqu'elle gagnait quelque chose, peu importe la valeur, il était très rare que la Tavernière le garde longtemps en sa possession. Elle pariait tout ce qu'elle avait. Sauf sa taverne et sa biquette. D'ailleurs en parlant d'elle, Pognon tronait comme bien souvent debout sur le comptoir, à brouter les chapeaux et les turbans des pirates qui y étaient affalés. Cette chèvre n'avait décidément aucunes limites. Elle tirait bien de ses maîtres.

Un bâillement s'échappa de sa bouche. Il était déjà tard dans la nuit et elle n'avait qu'une envie, c'était de fermer le bâtiment pour dormir. C'était bientôt l'heure de toute façon. Malheureusement, l'endroit était encore bondé de pirates et de femmes qui festoyaient fièrement autour de grands verres de rhum, jouant et ricanant, se battant même en rythme de la musique et des percussions des musiciens. Elle jeta un regard bref vers Camille, la nouvelle serveuse qu'elle avait récupéré depuis déjà un bon bout de temps et qui semblait très bien s'en tirer. Célestin lui n'était pas dans le coin, surement dans les réserves ! La Corne Noire depuis qu'elle l'avait reprise il y a de cela quatre ans maintenant, était devenue le havre de paix de tout pirate qui désirait prendre du plaisir et faire la fête le temps d'une soirée avant de retourner à bord de son navire. En regardant autour d'elle, l'arnaqueuse était fière de ce qu'elle avait réussi à accomplir en si peu de temps et surtout, en tant que femme ! Elle avait pris possession du point central de Tapioca, en avait fait son antre de jeux et le berceau des rumeurs. Elle avait appris à gérer les gros lourdeaux et à écraser la concurrence, et s'était entourée des meilleurs alliés pour assurer ses arrières en échange de bons procédés. Enfin ça, c'est ce qu'ils pensaient tous car on ne change pas un chat en chien et la blonde avait de sérieuses tendances au mensonge. Ben quoi, c'était tellement plus drôle de troubler les esprits !

Une bagarre s’amorça dans un des coins  du fond, et  Joan encouragea l'action en criant la choppe en l'air quand un homme à l'oreille indiscrète vint se pencher devant elle. Elle bû d'une traite le liquide qui lui picota la gorge, puis s'accouda contre le comptoir en se rapprochant un maximum de lui. « Pssst mon mignon, ca te dirait de trouver la boussole de Seadog ? » chuchota-t-elle d'une voix maline. « Donne m'en trois pièce et je te dis ce que j'ai entendu sur elle. » Elle fixait le pirate avec ses plus beaux yeux joueurs tandis qu'il lui lança un sourire carnassier. Mettant la main dans sa poche, il fouilla quelques instants avant d'en sortir trois pièce qu'il posa sur la table et fit glisser vers elle. Elle regarda l'or puis, ouvrit la bouche en se rapprochant encore plus de son oreille. Bien entendu, elle n'avait elle-même aucune idée d'où est-ce que pouvait bien être ce pauvre objet en toc que tout le monde convoitait. Et quand bien même l'aurait-elle su elle n'aurait jamais dévoilé l'information puisqu'elle et son frère désiraient la trouver afin de la vendre à bon prix. Actuellement, il n'y avait que lui et la Capitaine du Bloody Grace qui faisaient exception à cette règle du partage, suite à un accord commun avec cette dernière. Cette information était donc inventée de toute pièce mais qu'importe, cela n'avait pas d'importance et il ne s'en rendrait jamais compte. Après tout elle n'était pas responsable de ce qu'elle entendait ou non, il était libre à qui voulait de croire les pauvres rumeurs balancées dans une taverne d'ivrognes. « Il parait que... hein ? » Mais au moment où elle s'apprêtait à lui dire sa tromperie, des cris féminin s'élevèrent non loin d'elle simultanément aux râles graves d'une grosse masse un peu irritée. Alertée, Joan releva immédiatement la tête pour voir d'où venait ce tintamarre qui se rajoutait sur les autres. Il n'était pas rare que les prostituées s'embrouillent avec des pirates un peu trop collants. Or là, c'était loin d'être la même situation.

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Camille F. Loiseau
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MessageSujet: Re: « Comment ça, un coffre ? » ₪ Camille & Joan   Lun 30 Mai - 1:39
Comment ça, un coffre ?
Joan & Camille
La taverne est bondée ce soir. Pas qu’il y a des jours où il n’y a personne, mais avec la saison des pluies qui commence, les gens préfèrent venir s’abriter au chaud plutôt que de traîner dehors. Il y a plus de monde que d’habitude et l’atmosphère est moite, presque étouffante. J’ai presque du mal à passer entre les tables, les chaises et les personnes encore debout, je me faufile avec mes chopes à la main pour servir ceux qui attendent et j’ai à peine le temps de souffler. Le monde entraîne le bruit, entre le brouhaha des conversations et les instruments des musiciens présents, tout ce dont je rêve est d’être allongée dans le noir à écouter la pluie qui tombe dehors. Il y a tout de même des points positifs à mon travail à la taverne. Plus je travaille, plus je me sens indépendante, et plus je me sens proche de ce jour où je pourrai enfin partir d’ici. Et puis il y a Joan. Joan qui me soutient, Joan qui m’aide et me conseille. Joan qui m’offre un logement quand je ne veux pas rester chez moi. Je lui souris en passant derrière le bar et je prends juste un moment pour relever mes cheveux dans un chignon que j’attache rapidement parce que déjà, de nouveaux pirates hurlent pour avoir un verre. En passant, je donne une petite caresse à Pognon, la chèvre de la patronne. Je ne sais pas trop pourquoi elle donne une telle importance à une petite chèvre comme ça, mais c’est une fantaisie que je trouve plutôt amusante. Pognon, je m’en occupe parfois et les premières fois, c’était plutôt compliqué de l’approcher. Maintenant, avec les quelques mois que j’ai passés à travailler à la taverne, je crois qu’elle me tolère plutôt bien. Peut-être parce que je lui ramène toujours quelque chose à manger. Peut-être.

J’approche d’une nouvelle table où trois grands types se sont assis. Ils sont pénibles, ils arrivent alors que l’on va bientôt fermer, et je suis prête à parier qu’ils vont vouloir rester un bon bout de temps. Enfin, si j’étais à la place de Joan, je parierais là-dessus. Parce qu’elle passe son temps à faire ça, des paris. Je crois bien que c’est une addiction, mais comme elle gagne quasiment à chaque fois, ça a l’air de lui réussir pas mal. Tranquillement, comme j’ai appris à le faire avec le temps, je demande aux trois hommes ce qu’ils veulent boire – du rhum comme tout le monde – et ils affirment vouloir m’offrir un verre en plus. Ben voyons ! Un sourire amusé traverse mon visage et je leur ramène donc leurs quatre verres avant de prendre place sur une chaise que je tire à côté d’eux. J’ai dilué le mien, je n’ai pas encore pris l’habitude des gens d’ici de boire comme un trou, et je compte bien rester sobre. Surtout au milieu de la taverne bondée, en compagnie de ces trois gaillards que je ne connais pas. Compagnie qui s’avère être plutôt agréable dans un premier temps. Nous buvons un peu tous les trois, pendant qu’ils m’expliquent qu’ils sont des marchands qui viennent d’arriver sur l’île et qui cherchent à faire fortune. Comme tout le monde. Ils sont un peu curieux de tout ce qui se passe, et comme j’ai peur de raconter des choses qu’il ne faudrait pas, je me contente d’alimenter un peu leurs interrogations sans y répondre.

Le deuxième temps vient plus vite que je ne le pensais. Il semblerait que ces hommes ne savent pas faire la différence entre une femme et une prostituée, et rapidement je sens une main se glisser sur ma cuisse. Je bondis instantanément sur mes pieds en reposant mon verre, alors qu’ils rient tous comme des idiots et que l’un d’eux me demande combien il faudrait payer pour que je me laisse faire. Si je souriais avant, mon visage se ferme et je croise les bras avec un air mécontent. « Sachez messieurs, que je ne suis pas à vendre. » Un ton ferme, une attitude sûre de moi, j’essaie d’appliquer tous les conseils que Joan a pu me donner. Je crois que ça fonctionne avec les deux moins alcoolisés d’entre eux, pourtant le plus hardi se lève et s’approche de moi. Il me domine de toute sa taille mais je n’ai pas peur, il en faut plus pour m’impressionner. Les mains sur les hanches, je fixe mon regard dans celui du pirate, mais un cri de surprise m’échappe quand il m’attrape pour m’attirer contre lui. Sans réfléchir, j’envoie ma main rencontrer sa joue et la gifle qu’il prend le fait lâcher prise. J’ai à peine le temps de reculer d’un pas qu’il se met à hurler d’une voix gutturale et tonitruante. Ses cris appellent les miens et à mon tour je me mets à hurler qu’il n’a pas à me toucher, que je suis mariée et que s’il n’est pas content il n’a qu’à aller se faire voir. Les deux autres ne font rien, personne ne fait rien, mais le bonhomme m’empoigne par les épaules sans cesser de crier. Moi qui rêvais d’une fin de soirée tranquille, me voilà servie.
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Joan Sheppard
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MessageSujet: Re: « Comment ça, un coffre ? » ₪ Camille & Joan   Lun 20 Juin - 14:41


« Comment ça, un coffre ? »
Elle se redressa immédiatement et sans réfléchir balança avec une poigne digne d'un homme, la choppe métallisée qu'elle tenait encore dans sa main et qui alla rebondir de plein fouet sur la joue du bonhomme simultanément à son hurlement. « HÉ GROS LARD ! » Elle en abandonna totalement son presque client. « TU LA TOUCHE ET J'TE FAIS BOUFFER TES COUILLES PAR LES NASEAUX ! » Presque debout sur le comptoir, Joan décida finalement de le contourner et alla se planter devant le mastodonte. « Ou ma chèvre peut s'en occuper ! »  Elle le fixait de sa petite taille, machoîre et poings serrés, droite comme un piloti. Visiblement surpris mais vexé d'avoir été insulté de la sorte par une femme, il se grandit encore plus et commenca à gueuler de plus belle en se rapprochant un peu trop. Elle se tourna vers son employée et d'un geste, l'invita à le taper en premier. Elle le gifla à son tour et ses deux compagnons se levèrent pour défendre leur frère d'arme mais Joan s'empara du dos de la chaise à côté d'elle et lui explosa dessus avant qu'un des trois n'eut pû faire un pas. « TU DÉ-GAGES ! » Les deux suiveurs déguerpirent aussitôt. Les rires dans la pièce commencèrent à fuser, et Joan claqua fièrement des doigts pour appeler un de ses hommes qui arriva en un clin d'oeil dégager la brute. « SI JTE VOIS REPASSER LA PORTE UN JOUR, JTE FOU DANS L'PORT ! » Rouge comme une tomate, elle serra la mâchoire. Si les bagarres ne la dérangeait pas, elle ne supportait pas ces comportements abusifs envers les femmes, qui dégénéraient malheureusement bien trop vite. Que cela soit une pirate, une noble ou une prostituée. Pour elle c'était la même chose, elles devaient être respectées. Mais là, c'était encore un cas différent. Celle qui avait été attaquée par les mauvaises manières n'était autre que Camille, sa serveuse Française qu'elle avait prise sous son aile. Elle se retourna vers elle, et tout en tentant de se calmer, posa ses mains sur ses épaules. « Hé, est-ce que ca va ? Il t'a pas touché j'espère, parce que sinon je... » Elle arrêta sa phrase, et fixa son apprentie. « Tu t'es bien débrouillée ! » rajouta-t-elle d'un air amusé.

Les musculatures imposantes des hommes ne l'effrayaient pas. Inconscience peut-être oui, mais elle avait toujours été un peu trop téméraire pour sa nature. Toute sa vie, Joan avait réussi à se mettre dans des tas de situations inconfortables et avait pris l'habitude de les gérer. En prenant la taverne, c'était son image de femme forte et puissante qu'elle glorifiait, se donnant ainsi une sorte d'importance et le respect de ceux qui voulaient continuer à boire. Les gros lourds, elle leur réglait leur cas à coup de chaise ou bien en se vengeant ultérieurement. Mais quand les choses dégénéraient, elle savait qui contacter pour faire le boulot à sa place. C'était autant par précaution que pour le plaisir d'avoir un impact. Parce que sans elle, la Corne Noire serait l'anarchie totale. Enfin, ca l'était déjà. Mais dans le bon sens du terme.

Elle regarda un instant Pognon qui paraissait trop perplexe pour une chèvre de son espèce. Elle se jeta à genoux et pris l'animal dans ses bras. « Me boude paaaas c'est pas vrai j'te ferais jamais çaaaa... » dit-elle mélancoliquement tout en la cajolant. Même si son amie à quatre patte mangeait littéralement tout ce qui se trouvait sur son passage, DONT LES CLÉS, jamais elle ne lui ferait manger quelque chose d'aussi répugnant ! La biquette sembla déjà rassurée et reparti se hisser sur le comptoir, pour finir les assiettes -et leur contenu- gaspillées par les ivrognes. Époussetant sa robe de tavernière, Joan parti retrouver Camille une nouvelle fois, jugeant qu'il était temps de fermer boutique et de commencer rapidement le ménage. « Tu veux bien m'aider à fermer ? » La jolie française s'en sortait très bien. Même si elle était encore coincée par moments dans son cerveau de noble, elle prenait pas mal de graine et savait de mieux en mieux se défendre ou se faire respecter. Elle était fière de pouvoir l'aider à s’acclimater à cette vie de débauche. Ce n'était pas son genre d'habitude, d'aider les gens. Mais pourtant, elle se retrouvait avec deux français sur les bras. Bien que la demoiselle soit bien plus vivace que Célestin.  

HRP:
 


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